Mes motos – Partie 2

par | 13 novembre 2025

HONDA TRANSALP XL600V PD06 :

QUELQUES AMÉLIORATIONS :

Parallèlement aux différents travaux décrits dans la première partie, d'autres ajustements ont été apportés pour améliorer la praticité et les conditions de voyage.
Lorsqu'on planifie un voyage dans des régions reculées où l'assistance, qu'il s'agisse de main-d'œuvre ou de pièces détachées, est très limitée, il est essentiel d'emporter un minimum d'outils et de pièces de rechange. Je ne détaillerai pas ici le contenu de cette trousse, mais me concentrerai plutôt sur les contenants.
J'ai opté pour une valise rigide. Ce type d'équipement peut faire débat, car il est plus lourd et potentiellement dangereux en cas de chute (surtout si la jambe est coincée dessous), mais il présente plusieurs avantages notables :

  • Capacité de stockage accrue
  • Protection du pilote en cas de choc latéral ou de chute
  • Sécurité renforcée contre le vol
  • Possibilité d'ajouter ou d'intégrer d'autres fonctions (supports, fixations, etc.)

Au début, j'utilisais des mallettes et un top case en plastique. Légères et pratiques, elles montraient néanmoins leurs limites pour le transport d'objets plus lourds ou plus encombrants, comme des jerricans, des pièces mécaniques, des outils ou d'autres équipements. De plus, elles étaient peu résistantes aux chocs.
C'est pourquoi je suis passé aux modèles en aluminium. J'ai d'abord utilisé des valises d'entrée de gamme pour tester le concept. Elles m'ont bien servi pendant deux ou trois ans, mais leur qualité a fini par montrer ses limites. J'ai ensuite investi dans des valises GIVI Dolomiti. Malgré leur poids de 5 kg à vide (chacune), elles sont très bien construites, parfaitement étanches et extrêmement robustes. J'y ai ajouté une poignée pour faciliter le déplacement de la moto à l'arrêt.

Concernant le top case, le choix est un peu moins crucial, car il est moins exposé en cas de chute. Le plastique a l'avantage d'être plus léger et souvent plus esthétique. J'ai aussi testé les sacoches RhinoWalk pendant un temps : excellent rapport qualité-prix, mais elles sont devenues peu pratiques au quotidien et restaient faciles à voler. Finalement, j'ai opté pour un top case GIVI en aluminium pour parfaire l'ensemble.

Petit plus appréciable : j’ai opté pour le système trolley GIVI, qui permet de tirer le top case comme une valise. Très pratique, même si j’aurais préféré que les roues soient un peu plus écartées pour une meilleure stabilité.

D'après mon expérience avec toutes ces configurations : la combinaison de valises rigides et d'un top case rigide reste la meilleure solution pour optimiser la robustesse, le volume et la sécurité. L'idéal serait des valises latérales en aluminium et un top case en plastique, ce qui permet de gagner environ 2 kg par rapport au modèle en aluminium.

Voir les photos de l'évolution des différentes configurations dans la partie 1

moto tumbada tras una parada mal anticipada. Afortunadamente, el maletín y la bolsa lateral evitan que la moto se tumbe por completo, lo que facilita su levantamiento.
La moto s'est retrouvée couchée sur le côté après un arrêt imprévu. Heureusement, le top case et la sacoche latérale ont empêché la moto de basculer complètement, facilitant ainsi son redressement.

Pour limiter le poids dans les valises latérales et mieux répartir la charge sur la moto, j'ai ajouté des boîtes de rangement en PVC.
Deux sont placées sous chaque coque latérale, et une troisième à l'avant, avant la protection inférieure, que j'avais préalablement renforcée avec une plaque d'aluminium de 2 mm.

Légères et facilement accessibles, ces boîtes me permettent de transporter de petits outils ainsi que le matériel nécessaire à la réparation des pneus.

J'ai également fixé deux sacs RHINOWALK de 20 litres aux barres de protection latérales.

Voici les détails du contenu et de sa distribution :

Le compartiment supérieur est réservé à mes vêtements, mes articles de toilette, mon ordinateur portable et mes documents. Bref, tout ce dont j'ai besoin à l'hôtel.
Les mallettes sont chargées en fonction de leur fonction :

Du côté gauche :
Étui latéral : tout ce qui sert à l’entretien ou aux réparations mécaniques :

  • Fûts d'huile, d'eau, de lubrifiant pour chaînes, entonnoir
  • Outils, boîte à ampoules, chiffons, gants, savon, sacs en plastique
  • Pièces de rechange mécaniques (disque d'embrayage, leviers de frein et d'embrayage, jeu complet de joints, câbles d'embrayage et d'accélérateur)
  • 1 petite cale en bois, du fil de laiton, une éponge, du papier toilette, une housse, un rouleau de ruban adhésif, des élastiques fabriqués à partir d'une chambre à air
  • Trousse de secours
  • Sur le couvercle, à l'intérieur d'une housse, se trouve une bâche pour moto (utilisée lors des tempêtes de sable).

Tuyau en PVC : tout le matériel nécessaire à la réparation des pneus
Sac RHINOWALK : graisse, 1 grande seringue, tubes de différents diamètres et longueurs, vis
Sur la barre de protection gauche : un spray nettoyant pour la chaîne de transmission

Du côté droit :
Mallette : tout ce qui sert à l'entretien ou aux réparations électriques et aux loisirs :

  • Kit électrique contenant : CDI, régulateur, relais, fusibles, câbles, gaine thermorétractable, testeur, ampoules, bougies d’allumage, bobines d’allumage de rechange…
  • Lunettes de rechange
  • Masque anti-poussière
  • Manuel d'entretien de la moto
  • Documents et copie des clés de la moto
  • Lampes de rechange pour lampe torche et lampe frontale
  • Gilet jaune
  • Étuis pour GoPro et appareils photo
  • Dans le couvercle, à l'intérieur d'une pochette, se trouve la trousse de premiers secours

Tuyau en PVC : le gonfleur électrique
Sac RHINOWALK : 1 paire de chambres à air, sangles, cordons et Velcro, brosse de nettoyage de chaîne
Sur la barre de protection droite : un spray lubrifiant pour la chaîne de transmission

Sous le top case : une grande bâche, une corde de 20 mètres, une cale pour surélever l'arrière de la moto (afin de compenser la hauteur de la béquille centrale HEAVY DUTIES, qui est trop haute de 3 cm).
À l'intérieur du tuyau en PVC fixé à la protection du moteur : tournevis, pinces et petites clés.

Pour pouvoir retirer rapidement les protections latérales du carter si nécessaire, j'ai fixé une clé à douille de 10 mm sur l'un des supports du carter pour un accès facile.
Une clé de rechange pour l'une des mallettes est également conservée dans un endroit secret. Si je perds mes clés, je pourrai ainsi accéder aux doubles.

J'utilise un GPS de voiture de marque GARMIN depuis de nombreuses années.
Mais à force d'utilisation, soumis aux vibrations et aux chocs, son connecteur de charge a fini par être endommagé. C'est pourquoi je l'ai remplacé par un téléphone robuste, le BLACKVIEW BV8000, sur lequel j'ai installé l'application OSMAND.
Ce téléphone offre une qualité correcte, même si l'autonomie réelle de la batterie est environ deux fois inférieure à celle annoncée. Il a parfois tendance à s'éteindre en fonction de l'intensité des vibrations ou des petits chocs dus à l'état de la route. Cela dit, dans l'ensemble, le rapport qualité-prix reste intéressant.

Quant à l'application OSMAND, elle n'est peut-être pas la meilleure, mais elle répond parfaitement à mes besoins : aller du point A au point B et pouvoir recalculer l'itinéraire en cas d'erreur ou de détour volontaire.

Pour sécuriser mon GPS, j'ai opté pour une solution robuste et fiable : le support HOLDER 2.0 DR2-F. Le téléphone est maintenu entre deux mâchoires, dont l'une est amovible, et l'ensemble se verrouille à clé, empêchant ainsi tout risque de vol lorsqu'il est immobile. Le téléphone reste en place quasiment en permanence, sans que j'aie à m'en soucier.

Le support est fixé sur la partie métallique du pare-brise GOFFI-WORKSHOP. Juste en dessous, j'ai ajouté un petit filet élastique pour y ranger mes lunettes de soleil ou d'autres petits objets utiles.
Sur le côté du support GPS, j'ai installé un deuxième petit support pour que les commandes de la GoPro restent facilement accessibles.

Mon téléphone portable, en revanche, reste toujours dans ma poche. D'une part, par sécurité : en cas de chute ou d'accident, je dispose d'un moyen de communication, même si je ne peux pas atteindre la moto. D'autre part, pour limiter les risques de vol, encore fréquents dans certains pays européens.

Quand j'étais encore étudiant, trois autres motos me faisaient rêver : l'AFRICA-TWIN 650 XRV, la 750 XLV-R et la XL600LM. À cette époque, je roulais en XLS.
J'ai essayé le premier modèle à sa sortie en 1988, mais son poids et sa hauteur, inadaptés à ma morphologie, ont rapidement mis fin à l'essai. J'ai donc renoncé. Quant au second, commercialisé jusqu'en 1987, il n'a pas attendu que je le teste. Nous parlerons du XL600LM dans la troisième partie.

J’ai donc créé un hybride avec ma TRANSALP : une tête de carénage inspirée de la XRV et une peinture aux couleurs de la XLV-R.
Ce fut la partie la plus chronophage de la restauration. Il fallut trouver et acheter un carénage en bon état, puis le réparer, le modifier et le peindre. Cela nous occupa de nombreux après-midi et soirées.
Mais le résultat en valait la peine, du moins selon moi et tous ceux que je rencontre sur la route.

TÊTE DE CARÉNAGE OPTIQUE DOUBLE :

fr_FR