Mes motos – Partie 1

par | 14 novembre 2025

HONDA TRANSALP XL600V PD06 :

Je conduis une Honda Transalp 600.
Le modèle actuel est une phase 2 datant de 1993.

Pourquoi ? Tout simplement parce que j'adore cette moto. J'en suis fier, et elle me le rend bien.

Malgré leur 150 000 km au compteur, Il ne m'a jamais fait défaut. Fiable, robuste, fidèle, il démarre toujours au quart de tour, d'une simple pression sur le bouton. Un véritable compagnon de voyage.

Devrais-je choisir une moto neuve, ou au moins une plus récente ? J’avoue y avoir pensé. La dernière Transalp 750, par exemple… Mais pourquoi ?

J'ai une moto Robuste, équilibrée, bien conçue, suffisamment puissante pour dépasser facilement… et même pour vous faire perdre votre permis si vous n’y prenez pas garde..
Elle gagnerait peut-être un peu en confort sur les longs trajets, mais en termes de plaisir de conduite, le gain serait minime.

Bien sûr, Je prends soin d'elle. Vous avez droit à un bon entretien annuel : réglage des soupapes, remplacement des bougies d’allumage, vidange d’huile, remplacement du filtre, lubrification générale de tous les joints, divers contrôles et nettoyage complet.

Tous les deux ans ou tous les 25 000 km, je procède à un démontage partiel pour un bilan de santé complet. Cela me permet de mieux la connaître, de détecter et d'anticiper les problèmes potentiels en fonction de son utilisation ou des conditions de conduite. Mais surtout – et c'est essentiel en voyage – cela me donne la possibilité de Je peux le réparer moi-même, rapidement, avec les moyens dont je dispose.. Bien sûr, si le moteur tombe en panne, c'est une autre histoire… mais sinon, je suis à mon compte. Et ça, ça n'a pas de prix.

MÉCANIQUE:

Comme je l'ai mentionné plus haut, ma moto affiche actuellement 150 000 km au compteur.
Cependant, je dois avouer que je triche un peu en disant cela… car j'ai changé son moteur en 2021.
L'ancienne, celle d'origine, avait un peu moins de 100 000 km au compteur, mais elle semblait consommer un peu plus d'huile que la normale, bien qu'elle fonctionnât encore parfaitement. Je l'ai soigneusement démontée et mise de côté, en attendant une future restauration.
Le moteur actuel était garanti 45 000 km au moment de l'achat. Il fonctionne à merveille, tourne sans à-coups et consomme très peu d'huile… sauf lorsque je fais beaucoup d'autoroute.
Chaque année, je règle les soupapes, vérifie le taux de compression, la pompe à eau, l'embrayage (changé en même temps que le moteur), les joints et le jeu mécanique, afin d'anticiper toute panne.
Et pour rester en bon état, elle reçoit sa “ transfusion ” d'huile, de nouveaux filtres (huile et air) et de nouvelles bougies d'allumage.
Cette année, j'ai essayé des bougies d'allumage à l'iridium. Elles sont censées durer plus longtemps… on verra bien comment elles se comportent à l'usage !
Pour information, j'ai pris l'habitude de faire la plupart de mes achats chez TERRITORIO TRAIL et UBRICAR. J'en suis satisfait, donc il n'y a aucune raison d'en changer. Pour les pièces ou accessoires qui ne nécessitent pas de compétences mécaniques trop pointues, j'alterne entre AliExpress et Amazon.

FREINS :

Les freins avant et arrière ont été entièrement révisés et remplacés en 2022 : disques, plaquettes, flexibles de frein aviation, joints et liquide de frein ont tous été changés.

Il n'y avait pas de difficultés particulières, si ce n'est que les vis du disque avant étaient particulièrement récalcitrantes au desserrage.
Il est vrai que le freinage n'a jamais été le point fort de la Transalp, mais l'installation de durites de frein renforcées améliore sensiblement le ressenti et la réactivité au levier. Cela dit, l'anticipation reste essentielle, surtout avec une moto chargée.

CARBURATEUR:

Lors du changement de moteur, j'en ai profité pour démonter le carburateur afin de le nettoyer en profondeur et de remplacer tous les composants par un kit de réparation KEYSTER (injecteurs, joints, filtres, membranes). Les durites d'admission en caoutchouc ont également été remplacées. Rien de bien compliqué, pourvu qu'on soit méthodique.

Je recommande vivement de prendre des photos avant et pendant le démontage de chaque composant. Cette méthode garantit un remontage sans erreur et évite toute confusion lors du réassemblage, surtout si l'opération s'étale sur plusieurs jours. Je dois vérifier sa synchronisation cette année et je vous ferai un bref compte rendu.

ÉLECTRICITÉ:

Le câblage est d'origine et, hormis un nettoyage annuel des connecteurs avec un produit adapté, il est en très bon état.
Par précaution, j'ai remplacé tous les composants sensibles : le régulateur de tension, les deux boîtiers CDI, tous les relais, les bobines, les câbles et les suppresseurs d'interférences d'allumage. Les pièces d'origine sont soigneusement rangées dans une des valises latérales, au cas où.
Le boîtier du tableau de bord a également été entièrement démonté, inspecté et nettoyé.

Plusieurs fonctionnalités ont été ajoutées :

  • Une alarme, achetée pour 10 € sur AliExpress. Franchement, pour ce prix-là… elle remplit parfaitement sa fonction.
  • Un coupe-circuit principal me permet de couper l'alimentation de la batterie lorsque la moto est au garage, mais aussi en cas de chute. D'après mon expérience, cette fonction est un véritable filet de sécurité : on l'utilise rarement, mais on est bien content de l'avoir quand elle s'avère utile.
  • Un voltmètre numérique qui me permet de surveiller en temps réel la tension de sortie et la tension de consommation.
  • Un indicateur de température identique à celui monté de série sur le tableau de bord, mais avec la sonde placée dans une partie plus éloignée du moteur.
  • Deux phares antibrouillard, plus visibles pour les automobilistes que par temps de brouillard.
  • Deux lampes à longue portée, très utiles dans certaines conditions.
  • Alimentation GPS.
  • Interrupteurs permettant de couper les différents circuits ajoutés.

TRANSMISSION:

L'ensemble de la transmission a été remplacé en même temps que les freins. La chaîne est une X-Ring, ce qui me permet d'être moins rigoureux sur son entretien, tout en prévoyant une plus grande durabilité. Les pignons conservent leur nombre de dents d'origine, mais j'ai opté pour un pignon primaire renforcé (surface de contact accrue avec l'arbre de sortie de la boîte de vitesses). À ce jour, l'ensemble affiche 40 000 km au compteur et est quasiment neuf. Il est à noter que je roule rarement en conditions extrêmes (dunes ou terrains accidentés).

J'ai également remplacé tous les guides-chaînes et les patins, ainsi que les amortisseurs de couple situés sur le moyeu de la roue arrière.

J'ai également ajouté un accessoire non indispensable mais très pratique : un graisseur de chaîne automatique SCOTTOILER. Facile à installer et à utiliser, je ne regrette absolument pas cet achat. La chaîne et les pignons restent parfaitement lubrifiés en permanence et ne nécessitent qu'une simple vérification de temps à autre. Je remplis le réservoir environ tous les 1 500 km, ce qui me permet aussi de nettoyer la chaîne avec une brosse à trois faces.

PNEUS ET ROUES :

J'ai pris l'habitude d'équiper ma moto de pneus Metzeler Tourance. Sont-ils les meilleurs ? Difficile à dire, mais ils répondent parfaitement à mes besoins. Je parcours environ 18 000 à 20 000 km avec un train de pneus, répartis entre un 20 % pour l'autoroute, un 60 % pour les routes mixtes et un 20 % pour les chemins de terre.

J'ai cependant remplacé les chambres à air classiques de 2 mm par des modèles renforcés de 4 mm de la marque MICHELIN.

Aucune crevaison à signaler, sauf en avril 2025 au Maroc, lorsque la valve de la chambre à air arrière a soudainement sauté. Mauvaise installation ? La chambre à air a-t-elle glissé dans le pneu ? L’écrou était-il trop serré ? Difficile à dire. Heureusement, c’était tôt le dimanche matin et la route était déserte. Roulant à 100 km/h, j’ai laissé la moto ralentir naturellement, sans forcer, et j’ai pu m’arrêter sans problème. Plus de frayeur que de gravité… La réparation a été effectuée dans un garage d’une petite ville, et j’ai pu terminer mon voyage sans autre incident.

J'ai changé tous les roulements en même temps que j'ai refait les freins. À l'exception d'un roulement de la roue arrière qui a tenu le coup, ce n'est pas une opération difficile à réaliser soi-même. Il suffit de se renseigner sur la procédure, d'anticiper les étapes et les outils nécessaires, et de travailler méthodiquement.

REFROIDISSEMENT, HUILE ET FILTRES :

Comme indiqué précédemment, je remplace les différents fluides selon un programme d'entretien régulier : l'huile moteur (MOTUL 10W40) tous les 12 000 km, et le liquide de refroidissement (MOTUL Motocool) ainsi que le liquide de frein (LIQUIMOLY DOT 4) tous les deux ans. Le filtre à huile (HF303) est remplacé à chaque vidange.

Le filtre à air (HFA1705), quant à lui, est nettoyé plusieurs fois par an selon l'utilisation. Je le dépoussière à l'air comprimé et nettoie également le manchon filtrant que j'ai ajouté. Il est remplacé tous les deux ans.

J'ai également remplacé le thermostat, le commutateur thermique et le capteur de température du radiateur.

no hay árbol de navidad pero muchos regalos esperan a la moto
Il n'y a pas de sapin de Noël, mais de nombreux cadeaux attendent la moto.

SUSPENSION ET AMORTISSEUR :

En 2021, lors d'une vidange d'huile de suspension avant, les ressorts de fourche ont été remplacés par des modèles progressifs HYPERPRO. Le gain en confort est indéniable : ils absorbent bien mieux les irrégularités de la route. Quant à la stabilité, il y a peut-être une légère amélioration, mais vu mon style de conduite plutôt détendu, je préfère ne pas me prononcer.

En 2022, ce fut au tour de l'amortisseur arrière. Le précédent, arrivé en fin de vie, a été remplacé par un modèle standard YSS MZ456. Il remplit sa fonction, mais avec le recul, je regrette de ne pas avoir opté pour une version à réglage hydraulique de la précharge. En effet, sur ma Transalp, l'outil spécifique permettant ce réglage en fonction de la charge n'est pas facile à utiliser.

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